La route du rhum en cargo
La route du rhum en cargo
Rouen – Le Havre – Montoir en Bretagne – Pointe à Pitre – Fort de France – Pointe à Pitre – Montoir – Dunkerque – Rouen.
Pour ma 3ème traversée en cargo, j'ai choisi cet rotation plus classique. Pourquoi ? D'abord pour la remontée de l'estuaire de la Seine et ensuite pour les, longs, 8 jours de traversée de l'Atlantique; etbien sûr pour l'épisode « Antilles « ....sans oublier le soleil.
Cette fois ci, une amie, Michelle, m'accompagne.
6 avril :
Normalement nous devions partir aujourd'hui de Pau par le train de nuit et nous apprenons avecconsternation et énervement que la SNCF annonce un préavis de grève à partir de ce soir 20h ! Ça commence bien ! Nous avons la possibilité de partir demain matin de Dax à 9h11....
Par chance, Gisèle, amie de Michelle, doit aller à Bx et elle nous propose de nous déposer à la gare de Dax. Merci Gisèle.
7 avril
Nous voilà enfin parties. Arrivées à Paris à 13h45 avons le temps de prendre le bus 94 qui nous amène à St Lazare pour prendre le train pour Rouen.
Nous commençons à nous détendre un peu; étant certaines d'arriver à Rouen dans les temps; d'autant que nous savions à ce moment là que nous n'embarquerions que le 8 dans la matinée. .
A Rouen avons dormi à l'hôtel Astrid, face à la gare. Bon rapport qualité/prix pour un 2**.
Auparavant, petit tour de repérage dans Rouen et léger repas.
8 avril :
Avant tout ma sacro sainte orange, puis petit déj. dans un bar proche de la gare. Ensuite découverte de Rouen, sa cathédrale, ses maisons à colombages, son marché, l'église contemporaine Ste Jeanne d'Arc au toit très particulier.....et un thermolactil de chez Damart pour Michelle qui avait froid.....
A 11h30 nous prenons le taxi qui nous amène au port pour embarquer sur le Fort St Pierre.
L'accueil de l'équipage : très aimable et souriant. Et quelle n'est pas ma surprise de voir qu'il y a des femmes.....et qu'il n'y a pas de philippins ! Ce sont les roumains qui les remplacent.
Je serais étonnée que le DVD de karaoké que j'ai acheté les intéresse ! Tant pis.
Autre surprise, oh combien agréable : THE déjeuner : nage de noix de pétoncles + magret au poivre + fromage + dessert + vin. Il est clair qu'à ce régime les kilos vont prendre de la valeur...!
Au dîner : salade de betteraves + filet de lieu ( ? ) sauce Dieppoise avec poireaux +.....
Horaires des repas : petit déj : 7/8h – déjeuner : 12/13h – dîner : 19/20h.
Pendant ce temps là, le cargo charge les « boites » : certaines pleines de produits de toutes sortes, les autres vides pour ramener les bananes.
Nous allons quitter Rouen dans la nuit. Dommage, nous ne verrons pas la côte.
9 avril :
Arrivée au Havre vers 10h. Il semble qu'il y ait AUSSI des mouvements de grève chez les dockers!
Quoi qu'il en soit, je suis surprise du manque de cargo à quai....et surtout du manque d'activité. La même impression que j'avais eu en regardant le Thalassa sur le tour du monde en cargo. Autant il y avait beaucoup d'agitation, quelle que soit l'heure, dans tous les autres ports, autant Le Havre paraissait mort.
Evelyne, a dû subir maintes péripéties pour venir nous récupérer au pied du cargo.
Mon sentiment, au vu de cette journée, est celui d'une grande démobilisation, autant sur le cargo que sur le port: « wait and see ».....
Il faut reconnaître, que pour cela les allemands semblent plus performants.
Si la CMA se fait racheter, le régime va sûrement changer.
A part ces considérations, nous avons passée une excellente journée chez Evelyne, en compagnie de son frère Gérald et Cathy son épouse, ainsi que David le fils ainé d'Evelyne. Journée très ensoleillée.
Retour au bateau vers 18h30.
Au dîner : carottes râpées + escalope de veau aux champignons.
10 avril :
Nous quittons le Havre vers midi. Du coup, déjeuner à 11h15 :
salade tomates/thon/concombres +rougail de saucisses avec lentilles et riz , pour assister aux manoeuvres de départ, le tout sous un beau soleil.
Nous assistons au départ du pilote hélitreuillé en hélicoptère. Juste le temps de dire "ouf"....
1ère séance bronzette
Au dîner : melon d'Espagne + moules/frites et nous offrons à l'équipage, les 2 bouteilles de
Jurançon
21h : séance cinéma « Le déclin Américain « dans le salon des passagers.
Le bateau vibre beaucoup.
11 avril :
Arrivée à Montoir vers 13h avec un bon petit zef. Nous passons sous le pont de St Nazaire.
Au déjeuner : feuilleté d'escargots + magret au miel et au gingembre et une bougie pour Michelle qui fête ses 61 ans.
Le 1er commandant descend ici pour partir en vacances. Celui qui le remplace est tout aussi sympa et adore les B.D. !
Pour digérer, je pars marcher durant 1 heure dans le port, après autorisation.
Dîner : artichaut + pavé de saumon avec jardinière de légumes.
12 avril :
La Grande traversée de 8 jours commence. Avons quitté Montoir dans la nuit, tout en douceur, direction Pointe à Pitre.
Ce matin la mer est calme et peu de vent.
Et si je vous parlait de l'équipage? Dans le désordre : notre steward roumain, Stelica, grand et calme; pas très doué pour le ménage...!
Loïc, le cuistot breton de l'île aux Moines au débit ultra rapide. Il faut tendre l'oreille pour saisir ses paroles.
Cristi, 28 ans, roumain, au petits soins pour nous à table.
Marie, second capitaine, 33 ans, bretonne qui vit à Montpellier. Souriante, énergique. A fait
plusieurs traversées sur le Marion Dufresne vers les îles Kerguelen.
Ionut ( roumain ) , Constantin le mécanicien (roumain )
Angelo, chef mécanicien, Jean François de St Malo, 2nd mécanicien
Bruno « le bosco » ou homme à tout faire, Aymeric lieutenant mécanicien,
Grégory, lieutenant polyvalent, Jean Dalis, aide cuisinier, plein de bonne volonté et maladroit...
Déjeuner : radis + sauté de dinde à l'estragon avec pâtes
Dîner : salade composée + rôti de porc à l'estragon/purée/salade
13 avril :
Ce matin temps gris.
Au petit déj. le commandant est venu pour nous inviter ce soir à l'apéro, au carré des officiers.
Comme j'ai vu qu'il y avait des cabines libres, je lui ai demandé si je pouvais prendre celle qui a les sabords sur le coté. Permission accordée.
Je viens de déménager. C'est nettement mieux pour la vue dégagée.
Déjeuner : pâté de campagne + carré d'agneau braisé + feuilleté aux pommes
Apéro au carré des officiers : champagne avec toasts
Dîner à la table du commandant: feuilleté jambon/fromage + coquelet rôti/carottes/petits pois;
Le repas est tout de suite plus animé que lorsque nous sommes toutes les deux seules....
14 avril
Temps mitigé.
Nous devrions longer les Açores dans la soirée.
Les journées s'écoulent paisiblement entre lecture, chaise longue, promenade à l'avant, jeux, visite à la passerelle
Déjeuner : rémoulade de céleri ( enfin beurk...) + osso bucco/pâtes + ananas
18h : nous voyons au loin l'île de Florés ( Açores )
Dîner...à la table du commandant...sans commandant et sans ingénieur chef : tous 2 gastro !
Avocat + poisson panné
15 avril :
Il y a 8 jours, nous montions à bord.
Déjeuner : salade betteraves + porc au caramel/riz + crème brulée à la noix de coco
Après le déjeuner, je prends l'habitude de faire le tour jusqu'à la proue...pour digérer...:
Au dîner ( salade de harengs...bof + langue ( beurk...)/haricots verts/salade. Il y a eu un peu
d'animation provoquée par le chef cuistot qui a piqué sa crise avec le maître d'hôtel sous prétexte qu'il n'amenait pas les plats assez vite et qu'ils refroidissaient! On dit souvent que les cuistots sont un peu caractériels. On en a eu la démonstration ce soir....
Il semble que les roumains aient une réputation de fainéantise. Vrai ou faux? Une chose est sûre, notre steward, très aimable au demeurant, ne brille pas par son efficacité.
16 avril :
Ce matin, remontée de bretelle de Marie à l'égard du steward. Du coup, nous avons de beaux rideaux de douche tous neufs !
A 9h, j'ai assisté à l'envol du ballon sonde météo.
Vent fort du sud-ouest et averse.
Déjeuner : avocat au thon + poulet rôti, sauce forestière/frites + mousse au chocolat
Dîner : frisée aux lardons ( en fait des dés de jambon ) + paupiettes de veau, dont j'ai fait l'impasse, avec macaroni
17 avril :
Beau temps, air 22°.
Envoi mail...et bronzette sur pont pendant qu'ils cirent la coursive.
Pour la dernière fois à l'aller nous reculons nos montres. 6 heures en tout.
Ce soir « barbecue »
Soirée tranquille. Rien à voir avec celles vécues sur les autres cargo. Pas de philippins chantant du karaoké. Je le regrettais « presque »...
Chacun se compose sa brochette et se la fait cuire. Convivial, mais « enfumant »...
18 avril :
C'est dimanche, alors on va « à la cathédrale », à savoir, visite de la salle des machines.
Impressionnant car on part du pont E et on plonge dans les entrailles sur 7 étages environs.
Je dis impressionnant, car pour descendre on marche sur des grilles et on voit le bas : les lumières étant orangées on à l'impression d'une descente aux enfers ...! Le bruit et la chaleur ont eu raison de moi et je n'avais qu'une hâte : sortir au grand air. Je fais une drôle d'association : d'abord la cathédrale et ensuite l'enfer !
Au déjeuner, nous avons été conviées à la table du commandant. Ils étaient tous là, tous beaux avec leur chemises blanches. Au menu : saumon fumé + canard à l'orange + poire Belle Hélène
Au dîner : salade de riz + hamburger
19 avril
:Arrivée à Pointe à Pitre à 7h.
André m'appelle et m'apprend la nouvelle concernant les poussières du volcan en Islande qui empêchent les avions de décoller et d'atterrir dans la plupart des pays d'Europe ! Gros bazar...
L'agent portuaire nous appelle un taxi, et nous descendons du cargo à 9h.
Le taxi nous a pris 15 € : très correct. Du coup nous lui avons demandé de nous récupérer dans l'après midi pour nous ramener au bateau. Pour info. : M. Galou, tel : 06 90 55 60 82
Le tour de la ville est vite fait. Il y a quelques belles maisons coloniales qui auraient besoin d'être rénovées.
L'accueil est plutôt sympa. dans les commerces où nous allons, en particulier là où nous déjeunons « A la bonne bouche « : ti'punch et salade offerts + rouget grillé avec gratin de bananes.
Jusque là, la chaleur était supportable car il y avait de l'air. Vers 15h, n'ayant rien de spécial à faire nous rentrons au bateau sous un bon cagnard.....et je me fais un plouf dans la piscine.
Au dîner ( melon + truite au beurre blanc ) nous n'étions que toutes les 2 + Jean François resté de permanence.
20 avril :
Ah, quelle journée ! A pointe à Pitre nous prenons un bus pour Ste Anne, station balnéaire où se trouve le Club Med. « La Caravelle » .
Plage de carte postale : les 3 bleus de mer, les pélicans, les palmiers, le sable blanc, l'eau
transparente, le déjeuner au « Kintiki » les pieds dans l'eau ou presque. THE bonheur !
Une assiette créole composée d'accras, de boudin noir et blanc, de tomates, de melon et de
pastèque. Un délice.......sans oublier le ti'punch....
Retour au bateau vers 17h, suante et transpirante.
Il semble qu'on ait de la chance car il pleuvait les semaines précédentes.
21 avril
Arrivée à Fort de France vers 7h.
Départ en taxi vers 9h pour découvrir la ville. 1ère impression : plus clean que Pte à Pitre. Les maisons sont mieux conservées.
Après notre sacro-saint café à une terrasse, lèche-vitrines dans les rues. Il y a quelques jolies boutiques. J'ai pris r.d.v. chez une coiffeuse pour me faire la couleur car, le soleil et la mer aidant, je suis devenue blonde!
Déjeuner dans le marché coloré : ti punch + salade créole. IL faisait chaud et j'étais un peu pompette en sortant.
Ensuite, visite de la bibliothèque Schoecher dans une belle maison coloniale.
Ce soir nous allons dépenser notre fortune au casino! Le chef mécanicien et son second nous ont proposé de nous amener. C'est sympa. Cela nous permet de faire une sortie nocturne, chose que l'on n'aurait pas fait toutes les 2 seules.
A 22h nous étions de retour au cargo. Michelle enrichie de 15 € et moi d'1,50 €..!
Avec son gain, Michelle nous a offert la tournée.
22 avril :
Embarcadère de Fort de France à 9h30 pour aller à l'anse Mitan, petite plage de l'autre coté de la baie.
Pas aussi belle que celle de Ste Anne.
Au déjeuner, avons fait connaissance avec 5 français qui venaient d'arriver de Paris où ils étaient restés bloqués durant 3 jours. Ils venaient pour faire de la plongée.
Michelle les a surnommés « les pieds nickelés » vu leur touches. Cela dit, très sympa. Nous ont posé beaucoup de questions sur le cargo. Cela les intriguait de savoir 2 nanas utilisant ce moyen pour voyager.
23 avril :
Dernier jour à Ft de France. Le cargo se rempli tout doucement de conteneurs de bananes.
Suis allée chez le coiffeur me faire faire la couleur car je ne me supportai plus avec mon aspect« albinos »!
Un dernier mail du cyber, avec photos, pour ma famille et amis, puis direction le marché pour quelques achats. Déjeuner d'une assiette créole « chez Carole « ....avec ti punch!
24 avril :
7h : Pte à Pitre. Pas de descente prévue.
Nous attendons la nouvelle passagère. Elle n'arrivera qu'à 17h
25 avril :
Maranda, la nouvelle passagère est américaine. Sa mère habite près de N.Y.
Maranda habite près d'Oxford et est mariée à un prêtre évangéliste.
Elle arrivait de l'île de la Dominique, en mission pour rencontrer des producteurs de bananes pour du commerce équitable.
Au déjeuner, dernier barbecue dans une joyeuse ambiance. A la fin du repas, le commandant, Cristi et Yonut se sont jetés dans la piscine à grands renforts d'éclaboussements. Ensuite, ce fût au tour dubosco de se faire jeter à l'eau tout habillé. Nous nous sommes éclipsées avant la fin, craignant le même sort.
26 avril :
Nuit un peu agitée avec pas mal de roulis. La température de l'air se rafraîchit. Michelle et moi somme un peu "patraques ».
Fort heureusement, le cuistot a eu la bonne idée de faire du steak...sans sauce.
18 h : descente à « la cave » pour mes derniers achats de cigarettes.
27 – 28 – 29 – 30 avril : :
Ça sent la fin du voyage. Je dors beaucoup...et je lis des BD !
Michelle va quitter le cargo à Montoir, dimanche, pour rentrer plus tôt à Pau pour ses répétitions.
1er mai :
Pas de défilé prévu...! L'équipage a droit à quelques heurs de repos.
2 mai :
Montoir.
Michelle débarque. Jeanne, vient, très gentiment nous chercher au port.
Nous déposons Michelle à la gare de St Nazaire et Jeanne me fait découvrir St Nazaire. Rien de remarquable si ce n'est la promenade le long de la plage, très agréable avec ses cabanons de pêcheurs comme dans l'embouchure de la Gironde près de Blaye.
Ensuite je lui ai fait faire « le tour du propriétaire » du cargo. Je crois que cela lui a plu.
Jeanne habite à La Baule. J'ai fait sa connaissance virtuelle par le biais d'Overblog.
Elle a lu et commenté mes 2 blogs concernant mes précédentes traversées en cargo.
Elle même a un blog intitulé « La toile de Jeanne ». C'est aussi une amoureuse de la mer. Normal : fille et petite fille de marins...
Elle m'a vanté les joies des croisières sur Le Costa, compagnie italienne. Pourquoi pas...un jour...?
Bref, ce fut une rencontre bien sympathique.
Au départ de Montoir, j'ai pu apercevoir Noirmoutier et plus tard Belle Ile.
Un bon petit zef breton s'était levé, mais la mer était de toute beauté avec ses tons de bleu/vert/gris.
Maranda est venue dans ma cabine, et nous avons fait des échanges de photos. Elle débarque demain à Dunkerque où elle prendra un ferry pour Douvres.
Au large du Conquet, j'ai essayé d'appeler Jacqueline....sans succès, ça ne passait pas.
3 mai :
Nous sommes dans la Manche. Le trafic bateaux est plus intense et nous marchons plus lentement.
Dehors : 6° ! brrrrrrrrr
Arrivée à Dunkerque à 15h30. Le pilote arrive en hélicoptère car le vent est force 6/7. Manoeuvre impressionnante. Très peu pour moi.....
Maranda débarque. Elle pensait être obligée d'aller à Calais pour prendre le ferry qui l'amène à Douvres, mais par chance, à 100m de notre cargo, il y en a un qui part à 18h. Donc, pas d'hésitation.
Et une fois de plus, je me retrouve seule pour finir mon voyage. Je déteste çà !
Cela me rappelle nos vacances à Seignosse lorsque les enfants étaient là avec nos amis et que petit à petit tous repartaient, me laissant comme une âme en peine.
4 mai :
Nous quittons Dunkerque vers 16h.
Ce soir, mon dernier dîner à la table des officiers. Nous devrions arriver à Rouen demain vers 8h.
Ma valise est bouclée.
Je mets le réveil à 5h pour assister à la remontée de la Seine. Oh rage, oh désespoir : nous arrivons à 6h à Rouen. Autant dire que je n'aurais pas vu grand-chose. Ce sera pour une autre fois...?
5 mai :
Et voilà; c'est fini ! Je salue la plupart de l'équipage et je descend à 8h30 où un taxi m'attend pour m'emmener à la gare de Rouen.
10h09 : départ Rouen, arrivée à Paris à 11h40 où m'attend ma Nadège.
Je réalise que nous sommes le 1er mercredi du mois et qu'il y a donc, une réunion du « cargo club » à la librairie Ulysse dans l'île St Louis. Je ne peux pas rater ça.
Après avoir acheté une bouteille de vin ( droit d'entrée ) Nad. et moi arrivons la bas vers 18h30 où nous voyons déjà un attroupement. Catalina est là aussi.
Au début, on s'observe et petit à petit les langues se délient.
Certains sont des « pratiquants » d'autres viennent pour découvrir et se renseigner.
Bien entendu, je parle de mes traversées avec enthousiasme. Je suis ravie d'avoir pu y assister avant de repartir à Pau.
23h19 : gare Austerlitz, direction Pau.
Dans le compartiment il y a 3 nanas de Nancy qui vont passer la journée à Lourdes. Elles me posent beaucoup de questions sur mon voyage. Cela intrigue toujours autant.
6 mai
Violaine est là, à l'arrivée du train et me dépose chez moi où nous prenons le petit déj. ensemble.
EN RESUME :
Et pour répondre à ma soeur chérie : difficile de faire des comparaisons.
La 1ère traversée « d'essai » de 15 jours m'a convaincue, malgré la tempête, de continuer.....et puis j'ai eu le bonheur de retrouver Claude et Jacqueline à N.Y. chez Jackie.....et de découvrir cette ville magique.
La 2ème : 6 semaines N.Y/Chili/N.Y avec plein d'escales en Amérique du sud....et THE passage du canal de Panama. La plus enthousiasmante....et celle où j'ai TRES mal mangé!
Et cette dernière ( provisoirement ? ) : la plus intéressante et sympa. du point de vue humain.
Je pense que la non barrière de la langue y est pour beaucoup.
Et dans toutes, la magie de la mer, sa fascination, sa peur, son bruit, son bercement, ses couleurs, ses couchers et levers de soleil majestueux. LA MER dans toute sa splendeur.
N.B. J'aurais dû plutôt intituler ce journal «La route de la banane» car en fait, ce porte-conteneur en ramène en très grosse quantité. Mais je trouve l'autre plus évocateur.